A Seychelles Story (Partie 1)

Cet été, j’ai eu la chance de m’envoler pour une destination de rêve : les Seychelles. Les plages d’eau turquoise et les affleurements de granite qui ponctuent les plages de sable blanc, l’ombre des cocotiers, les rayons chauds du soleil qui viennent caresser la peau… Les Seychelles font rêver et ce n’est pas difficile. de comprendre pourquoi. Ceux qui me suivent sur Instagram ont déjà pu observer les paysages paradisiaques dans lesquels nous avons évolués pendant deux semaines. Aujourd’hui, je vous emmène au cœur de mon voyage. C’est parti !

Jour 1 :

Après deux vols d’avion et onze heures de voyage, nous arrivons enfin à Mahé, l’île principale des Seychelles. Ici, il faut ajouter deux heures à sa montre mais le bruit du vent dans les palmiers et l’immense bloc de granite qui s’élève devant nous à la sortie de l’aéroport nous fait oublier toute notion du temps. Ici, les aiguilles se sont comme arrêtées. La nature, même au centre de Victoria – la plus petite capitale du monde – semble plus présente que partout ailleurs en Europe. Le jour vient de se lever. Les oiseaux chantent à l’aéroport comme pour nous accueillir. Nous grimpons à bord d’un taxi et arrivons, une vingtaine de minutes plus tard, à notre hôtel. Certes, c’est loin d’être un palace mais il se situe sur le bord de la plage de Beau Vallon, une plage populaire prisée tant par les locaux qui s’y amassent le dimanche autour d’un barbecue que par les touristes qui se prélassent dans les eaux turquoises. Nous y passons la journée, fatigués par le trajet et heureux de pouvoir enfin nous détendre après des semaines de travail éprouvantes. Pour la première fois de ma vie, après avoir planché des heures sur mon mémoire pour le finir avant le départ, j’ai le sentiment d’avoir vraiment besoin de vacances. Tous, mes parents, moi et mon copain, épuisés par le rythme fou de notre vie ces derniers temps, nous réjouissons de pouvoir enfin nous laisser aller à ne rien faire… Nous passons la journée à dormir sur la plage. Plus la journée avance, plus les nuages disparaissent pour laisser place à un magnifique ciel bleu. Quand la chaleur se fait trop oppressante, nous allons nous immerger dans l’eau. Hésitante, je m’y plonge les dents serrées. Je ne me suis jamais sentie à l’aise dans la mer et encore moins dans l’océan. Les poissons, les algues, les vagues… Autant de choses qui me dégoûtent, me crispent, m’effraient. Pourtant, ici, la peur laisse place à une douce sensation de bonheur. L’eau est turquoise, voire transparente, les vagues sont douces, les poissons invisibles jusqu’à présent. Collée comme un koala contre mon amoureux, je me surprends à ne plus stresser. Je suis bien. Tout le monde est bien. La journée se déroule lentement sous le ciel seychellois avec comme seul mot d’ordre de se relaxer.  Derrière nous, des locaux font la fête autour d’un barbecue. Le soleil descend lentement dans le ciel. La nuit tombe vite ici. La plage se vide au fur et à mesure que le soleil descend dans le ciel. Alors que nous sommes en route vers le restaurant, le jour nous offre ses plus belles couleurs. Des reflets roses et mauves colorent l’océan et le ciel. Même le sable semble changer d’aspect pour quelques minutes. J’ai l’impression d’être sur une carte postale.

Plage de Beau Vallon

Jour 2 :

Réveil matinal, aujourd’hui c’est jour de fête ! Un mariage aux Seychelles, ça vend du rêve même au marchand de sable non ?  Les gérants de l’hôtel, deux chinois très sympathiques mais ne parlant pas un mot d’anglais, nous font des grands signes et de grands sourires. Les pouces en l’air, ils nous souhaitent bonne chance. Ils pensent que c’est nous qui nous marions ! Le malentendu nous fait rire et c’est de bonne humeur que nous partons vers Cap Lazare, de l’autre côté de Mahé, pour assister au mariage de nos amis. La plage est privée, le mariage en petit comité. Assis sur de grandes chaises en osier serties de fleurs de frangipaniers, les mariés échangent leurs vœux. Les alliances trônent dans un coquillage rempli de sable blanc.

Le repas de mariage se déroule dans la bonne humeur. Nous dégustons des plats locaux, certains même issus de recettes familiales. Terrine de poisson à la coriandre, salade de mangue au gingembre, nougat de noix de coco…  Après le repas, repus, nous explorons le domaine privé, découvrons avec émerveillement le jardin d’agrumes et les tortues qui vivent sur ces terres.  Nous ne quittons les lieux qu’à la nuit tombée après une journée de fête pleine d’émotion.

Jour 3

Un invité du mariage nous a organisé une journée de visites avec un guide/chauffeur privé.  En un appel, quelques minutes tout au plus, le tour est arrangé. Jules, notre chauffeur et guide, vient nous chercher à neuf heures tapantes. C’est un homme de grande taille, aux yeux d’un bleu surprenant et aux intérêts variés. Sa passion pour son pays et sa culture transparait tout au long de la visite. Il semble tout connaitre de l’histoire de son pays et nous explique les particularités du créole seychellois en nous faisant découvrir les plus beaux coins de Mahé. Nous visitons la capitale du pays, Victoria. Son marché coloré, son temple hindou, ses rues animées.  Jules nous emmène ensuite sur les hauteurs de l’île, à Mission Lodge, un endroit méconnu qui offre une vue magnifique aux touristes daignant monter si haut.  Il s’agit, en outre, d’un lieu chargé d’histoire puisqu’il abritait autrefois une école pour les enfants des esclaves. Comme de nombreux pays d’Afrique et de l’océan indien, l’histoire des Seychelles a été marquée par le trafic d’esclaves.  Le bref récit de notre guide me rappelle mon voyage à Zanzibar –  il y a six ans déjà –  et ses sinistres « caves à esclaves ». Depuis nos vies banales et tranquilles en Europe, il et parfois difficile d’imaginer que des lieux aussi paradisiaques que les Seychelles ou Zanzibar puissent avoir été au centre d’une partie si sombre de l’histoire humaine. Jules prend le temps de nous expliquer l’histoire du site et nous montre également des espèces d’arbres endémiques aux Seychelles en les mentionnant par leur nom latin. Au fond de moi, je ne peux m’empêcher de penser que ma meilleure amie, Amandine, passionnée des sciences naturelles, se plairait ici, à observer toutes ces espèces rares de plantes et d’insectes.  Moi, je reste simplement admirative devant les connaissances de notre guide.  Jules, guide extraordinaire.

De Mission Lodge, nous partons pour Anse Soleil. Après cette visite plus culturelle, nous nous réjouissons de découvrir une belle plage de l’île. Anse soleil se situe de l’autre côté de l’île, près de magnifiques hôtels tels que le Four Seasons ou le Kampisky. Le Four Seasons est l’un des plus beaux hôtels du monde, nous dit Jules. Pour leur mariage, certains princes arabes le réservent dans son entièreté.  Je me surprends à rêver de luxe, de draps de soie et de baignoires privées avec vue sur l’océan indien. Lorsque nous passons devant le Four Seasons, une petite pancarte attire mon attention : ici travaillent les employés les plus courtois des Seychelles.

À Anse Soleil, nous mangeons chez Julien, en bord de plage. Il fait beau, il fait chaud et Anse Soleil tient ses promesses : la plage est magnifique.

Jour 4 :

Nous passons nos dernières heures à Mahé sur la plage de Beau Vallon. À 15 heures, nous quittons l’hôtel pour nous rendre sur l’île de La Digue. Pour cela, nous devons prendre un ferry qui fait le transfert entre les trois îles principales des Seychelles : Mahé, Praslin et La Digue. Il s’agit d’un grand catamaran à deux étages de la compagnie Cat Cocos. Chez nous, personne n’a vraiment le mal de mer mais la traversée est difficile : le bateau tangue tant vers l’avant que sur ses flancs, bringuebalé  par d’énormes vagues qui viennent s’éclater en infimes particules d’écume sur ses parois blanches. Un conseil : si vous prenez un jour le bateau aux Seychelles, préférez le pont supérieur pour éviter l’hécatombe de touristes asiatiques penchés sur leurs petits sacs en papier, le visage blême. Et pensez aux médicaments contre le mal de mer ! Nous arrivons finalement à La Digue en un morceau bien qu’un peu secoués. Le soleil est en train de se coucher sur l’océan, le parant de reflets roses et orangés.

Jour 5 :

Après la déception de la veille en découvrant notre hôtel (je ne m’épencherai pas plus sur le sujet mais vous pouvez lire mon commentaire sur TripAdvisor ici pour en avoir une idée), nous décidons de nous remonter le moral en nous rendant sur la plus belle plage de l’île, également connue pour être une des plus belles plages du monde, Anse Source d’Argent. Il existe deux façons de s’y rendre : une payante, en passant à travers un parc, et une gratuite mais plus aventurière, en profitant de la marée basse. Nous choisissons la deuxième option. La plage se situe à deux kilomètres mais le chemin est agréable, nous marchons les pieds dans l’eau à contempler les énormes rochers qui ponctuent les plages de noir et contrastent avec l’eau transparente de l’océan. Le paysage est à couper le souffle et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les hommes sont depuis si longtemps fascinés par ces terres, ces eaux, ces couleurs.  Devant cette nature, Arnaud et moi jouons aux aventuriers, escaladons des rochers, prenons la pose devant les eaux turquoises, nous cachons dans les creux des affleurements granitiques. Sur le chemin, nous croisons les vestiges d’une petite chapelle de mariage en feuille de palmiers. La construction date de quelques jours tout au plus. Mes parents en profitent pour renouveler leurs vœux de mariage en toute simplicité, juste comme ça, devant nous, sans la présence d’un prêtre ou d’un officier de l’Etat. Enfin, nous arrivons sur la fameuse plage. L’eau est magnifique, le sable est tout doux sous les pieds.

Jour 6

Nous décidons de continuer dans cet esprit d’aventure et enfourchons nos vélos jusqu’à Grand Anse. Sur La Digue, les voitures sont rares et la plupart des habitants et des touristes se déplacent à vélo. Cette ambiance particulière donne non seulement du charme à l’île mais permet également d’éliminer les petits kilos pris en allant en restaurant tous les soirs. La route jusqu’à Grand Anse n’est pas très longues mais parsemmée de montées qui font souffrir mes jambes, peu sportives. A plusieurs reprises, je dois descendre de mon vélo et continuer le reste de la montée à pied. Debout sur son vélo, Arnaud me nargue, tout au bout du chemin. « Allez, plus vite ! »
Grand Anse est une plage gigantesque (comme son nom l’indique) et violente. La baignade y est interdite à cause des énormes vagues et du courant particulièrement fort à cet endroit de l’île. La plage dégage une atmosphère sauvage qui constrastes avec les autres plages plus « calmes » que nous avions pu voir jusqu’ici. Nous y restons la matinée et mangeons dans une petite cabane à quelques mètres des vagues.
Vient en suite l’expédition ! Le sport ! Que dis-je ? L’EFFORT !
Il existe aux Seychelles un petit coin de paradis encore plus extraordinaire que les autres. Ce petit coin de bonheur à l’autre bout du monde s’appelle Anse Coco et il se mérite ! Pour y arriver, il faut enfiler une bonne paire de chaussures et se lancer à l’aventure dans la brousse seychelloise. Nous partons de Grand Anse et suivons un petit panneau qui nous indique le chemin vers Petit Anse. Nous suivons une piste faite de terre, taillée à la machette. Nous escaladons des rochers, nous nous arrêtons pour boire un peu d’eau, reprenons la route en croisant des touristes qui font le chemin inverse. Ils nous adressent des grands sourires, comme s’ils savaient que nous n’étions pas encore au bout de nos peines. Une fois arrivés à Petit Anse, il faut encore poursuivre sa route sous une chaleur étouffante, traverser une forêt plus dense, escalader des rochers plus escarpés et puis, finalement, après près de 35 minutes (ou peut-être un peu plus ? personne n’a pensé à prendre de montre avec), nous arrivons à Anse Coco. La plage ressemble à s’y méprendre à ses deux grandes soeurs, Petit Anse ou Grand Anse, à une différence près : tout au bout de la plage se situe une piscine naturelle formée par les affleurements granitiques si typiques des Seychelles. Les rochers agissent comme un brise-lame et offre aux touristes la possibilité de se baigner dans l’ocean indien tout en observant les énormes vagues se briser au loin. Le spectacle vaut largement le détour et l’effort. Nous ne regrettons pas du tout d’avoir autant marché pour arriver jusque-là. Encerclés par les rochers, avec le seul bruit des vagues comme musique et l’océan pour horizons, nous sommes comme protégés du monde…

Jour 7

Pour terminer cette première semaine, nous décidons d’enfourcher les vélos et de partir jusqu’à Anse Fourmi. Nous passons à coté de Anse Grosse Roche, Anse Banane, Anse Patate et finalement Anse Fourmi où la route de béton se termine. Nous devons rebrousser chemin avec nos vélos. La randonnée étant assez sportive (beaucoup de montées et certains passages difficiles à travers le sable), nous décidons de faire une petite pause au restaurant Chez Jules. Le restaurant est très connu sur l’île et mes parents sont impatients d’y goûter. A côté du restaurant vit une grosse tortue de mer, peu farouche, qui se laisse caresser par les touristes de passage sur l’île. Après le repas, nous nous arrêtons sur une petite plage dont nous ignorons le nom. L’eau est basse et propice au snorkelling. C’est d’ailleurs à cet endroit que ma maman tombera nez à nez avec une jolie tortue de mer sauvage ! Une rencontre aussi inattendue que surprenante et qui restera dans nos mémoires pour très longtemps. La pleine est déserte à l’exception d’un couple d’Italiens réfugiés sous un abri de fortune en feuilles de palmiers. Probablement un de mes endroits préférés de l’île tant on s’y sent seul…

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