Hiroshima, mon amour

LONG KIMONO JACKET AND ORANGE HEELS

photo 9.jpg

Lorsque j’étais plus jeune, j’étais fascinée par le Japon. Le pays du soleil levant était pour moi un mystère et mon plus grand rêve était de partir l’explorer. Ce rêve ne s’est toujours pas réalisé aujourd’hui mais il m’a mené à prendre des cours de japonais lors d’une année (avant d’arrêter brusquement pour des raisons personnelles). J’étais amoureuse de cette culture et, dès lors, absolument émerveillée par les sonorités si douces de sa langue. Je me rappelle encore avec nostalgie aujourd’hui mes cours du soir en japonais, le lundi, mes devoirs, mes feuilles d’exercices remplies d’hiraganas et de katas… Et bien sûr, aujourd’hui, l’idée de reprendre mes cours et de voyager au Japon est toujours présente, formant sa petite bulle dans le coin de ma tête et attendant patiemment jusqu’au jour où.

La mode japonaise, de par sa diversité, m’a également toujours inspirée. Comment de pas tomber sous le charme de ce mélange de genres où, dans les rues, se croisent maikos et geishas dans leurs apparat de soie traditionnels et étudiants en uniformes, harajuku-girls en tenues excentriques ? Sur le mur de ma chambre, j’ai accroché une photographie en noir et blanc d’une geisha dans les rues de Kyoto. Il va de soi que, lorsque la mode des kimonos à débarqué chez nous il y a quelques années, j’ai tout de suite mordu à l’hameçon.

photo 1 editedPhoto 2photo 3 editedPhoto 4photo 5

Au Japon, à notre époque, le kimono n’est plus porté quotidiennement comme autrefois. Il est réservé aux grandes occasions ou à des festivals traditionnels, des cérémonies. Plusieurs fois, en écrivant cet article je me suis posée la question de l’appropriation culturelle. Avons-nous le droit, nous occidentaux, d’arborer de tenues si riches en histoire et signification sans pour autant avoir aucun lien avec la culture japonaise ? J’ai lu, avec surprise et incompréhension, de très nombreux articles à ce sujet. La plupart traitent de l’appropriation culturelle par les occidentaux d’éléments propres à la culture africaine ou indienne. C’est un sujet délicat qui semble prendre de plus en plus d’importance et j’avais donc envie de l’aborder brièvement dans cet article car il s’y prêtait bien. L’appropriation culturelle est souvent mentionnée après le lancement de nouvelles collections où, par exemple, certains créateurs s’inspirent directement d’éléments (couleurs, formes, etc) propres à une culture et sans y faire référence. J’ai toujours eu du mal avec les gens qui décriaient l’appropriation culturelle car à mes yeux, il y a une forme d’honneur dans le fait de s’inspirer de la mode étrangère. Je comprends les deux avis, pour autant qu’ils soient modérés. Ainsi, je comprends que l’on accepte pas qu’un créateur reprennent des notions typiques à une culture si ce créateur ne les respecte pas, ne les honore pas. Par contre, je trouve ça génial que des gens que tout oppose et que des kilomètres séparent puissent se retrouver grâce à la mode et partager des choses ensemble grâce à ça. Pour autant que l’on créée et que l’on porte quelque chose par amour (et non pour suivre une tendance), je ne vois pas où peut se situer le problème. J’espère donc n’offenser personne ici en portant un kimono. C’est un vêtement que j’aime, une culture qui n’est pas la mienne mais que j’adore et qui m’inspire, et je serais déçue si je ne pouvais plus rien porter de « japonais ». J’espère que ces sentiments transparaîtront dans cet article 🙂

photo 6photo 7photo 8photo 9Photo 10Photo 11Photo 12

Cet article est une ode à tout ce que j’aime. C’est une ode au Japon et à mes rêves d’adolescente. Un ode à la poésie qui se dégage de la culture japonaise, de la délicatesse des motifs sur ces longues bandes de tissu coloré. C’est une ode à la diversité des genres, à la culture, quelle qu’elle soit. C’est une ode au mouvement, une ode à l’ivresse qui s’empare de nous lorsqu’on se met à tourner sur soit-même comme des enfants. C’est une ode au bruit que fait la soie quand le vent souffle à travers.

J’avais envie de faire référence à Marguerite Duras pour deux raisons. Premièrement, car le titre s’imposait de lui-même avec le Japon comme thème de l’article. Et deuxièmement, parce qu’à mes yeux, aucun auteur ne sait parler d’amour comme Marguerite Duras. Je voulais faire honneur au Japon en finissant sur ces quelques mots d’amour de mon auteur préférée dans ce film mythique :

« Dévore-moi. Déforme-moi à ton image afin qu’aucun autre, après toi, ne comprenne plus du tout le pourquoi de tant de désir. Nous allons rester seuls, mon amour. La nuit ne va pas finir. Le jour ne se lèvera plus sur personne. Jamais. Jamais plus. Enfin. Tu me tues. Tu me fais du bien.»

Je porte

Kimono : Zara
Top : New Look
Jeans : Tommy Hilfiger
Talons: New Look
Sac : Claudie Pierlot
Lunettes : Easy Clothes

 Rendez-vous sur Hellocoton !

Suivez-moi sur Hellocoton

Retrouvez superagentju sur Hellocoton

Follow me on Hellocoton ♥

Une réflexion au sujet de « Hiroshima, mon amour »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s